• 5 bonnes ou "mauvaises" raisons de ne pas débarquer en ISAN, nord-est de la Thaïlande !

    le Mardi 28 septembre 2010.

    La mousson commence à se faire plus discrète, malgré tout le village commence à se faire lécher les abord par la rivière, les matins se couvrent d’épais brouillard et il ne se passe pas grand chose de nouveau à Pangkhan, les conversations étant sur les inondations des rizières et de se poser la question “mais jusqu’où les rivières vont-elles déborder?”


    Alors avant le déluge (ou non), je vous fais part de 5 bonnes raisons de se rendre en ISAN, visiter cette belle région de Thaïlande, je décrirais ces raisons par la négation, ce qui empêchera à certains touristes de venir polluer la région (pas sympa le Farang-ISAN, non ? Eh on aime notre tranquillité, sauvage va !)

    Ne pas lire le guide, "le petit futé", si l'on veut se rendre en ISAN.


    Les premières, en fait la première fois que je vins en Thaïlande, l'on m'avait offert le guide de voyage sur la Thaïlande du « petit futé ». Après les éternelles pages sur les lieux incontournables de ce beau pays, je trouvais l'ISAN quasiment absent des pages de ce guide, par contre Korat (Nakhon Ratchasima)avait l'honneur de quelques pages, c'est tout de même l’entrée des provinces du nord-est et stupeur je lisais : « Ici les gens vous regardent de travers, ne vous sourient pas, même une certaine animosité se dégage des rapports que l'on a avec eux, apparemment ils ne vous aiment pas et aimeraient que vous retourniez d’où vous venez ». J’étais scandalisé, je venais de découvrir l'ISAN et les gens étaient authentiques, souriants, se poilant la plupart du temps, tout cela par excès de timidité, la plupart du temps détournant leur regard par une certaine gène et puis il suffisait de leur sourire et ils vous rendaient dix fois ce que vous leur aviez donné

    Depuis j'ai mis loin ce guide et ne l'ai plus jamais ouvert, me demandant bien quel style d'individu pouvait bien se permettre d’écrire de telles conneries, ils ont peut-être changé de point de vue (et de rédacteur aussi) et réécrit dans leurs nouvelles éditions des choses correctes car je peux vous assurer que les ISAN ne sont vraiment pas avares de sourires, voici d'ailleurs quelques sourires glanés par ci par là :


    Ne pas aller en ISAN si la pluie vous sort par les trous de nez.

    Ah ! La mousson, saison unique, certes humide et chaude


    mais les paysages sont du plus bel effet, rizières d'un vert immaculé à perte de vue,


    les paysans courbés un peu partout et relevant sans cesse la tête pour vous interpeler, savoir où vous allez, ce que vous faites et lorsque la pluie déferle, on n' est pas des sauvages, on peut se mettre à l'abri et puis aussi lorsque l'orage gronde, imaginez vous retrouver dans un nuage débordant d’électricité, magique !


    Venir en ISAN durant la mousson, vous marquera à jamais!

    Ne pas oublier de dire SE (prononcer séé) si l'on veut arriver à Sélaphum.

    Pour se rendre en bus à Sélaphum et partout en ISAN d'ailleurs, il faut se rendre à la gare de Mor Chit, énorme gare routière de Bangkok qui desserre aussi le nord.


    Les premières fois où j'y mis les pieds, je fus dérouté, tout était écrit en Thaï, alors vous vous appliquez à bien prononcer SE-LA-PHOUM (séé la phoum) et gentiment on vous envoie à un guichet pour acheter votre ticket où là encore tout est inscrit en thaï, vous descendez sur le quai numéro untel et vous embarquez, le bus ressemble au bus que vous aviez pris la dernière fois en compagnie d'une personne du crue remontant dans sa province.


    La confiance est là, vous connaissez maintenant, eh eh ! Vous partez et au petit matin, on vous réveille pour vous dire que vous êtes bien arrivés, les vitres sont totalement embuées tellement la clim' était glacée, dans le gaz, vous descendez récupérer votre sac, et...l'endroit n'est pas du tout le même que la dernière fois. Il y a des collines autour, la ville est grande, assaillit par les sam-lor (tuk-tuk) demandant où vous voulez allez, vous réussissez au milieu du brouhaha à leur demander "mais on est où ici ?"et en chœur ils vous répondent "Chaiyaphum", eh ouais cela m'est arrivé la deuxième ou troisième fois que j'ai voulu retourner à SELAPHUM en partant de Bangkok (vous me direz la première fois que je suis venu dans la province de Roi-ET vu que la plupart des thaïs prononcent les R tel un L je pensais que j'allais à LOEI, voyez l'embrouille).

    Donc Chayapum est ma foi fort jolie, mais je voulais Sé, pas Chaiyapum, donc pour se rendre de cette bourgade jusqu'à SE traverser une partie de l'ISAN en transversale relève de l'exploit


    mais j'y suis tout de même arrivé, en changeant maintes fois de bus locaux, par sauts de puces puisque douze ans après je suis toujours à Séé la phoum! "A Séé, c'est comme ça qu'il faut donc le dire !" si vous voulez venir me voir !

    Ne pas croire qu'en allant en ISAN, vous apprendrez à parler le thaï.

    Après avoir décider de me rendre puis de m'installer en ISAN, je me mis sérieusement à apprendre le thaï et je décidais pour cela d’acquérir la méthode Assimil


    Rapidement, je progressais et j'étais plutôt fier de baragouiner le thaï et me rendant au village de Ma Dame pour la première fois et voulais mettre en application mes courtes connaissances, mais je me rendais compte très très vite que le peu que je connaissais ne me servirais à rien (du moins au village) car ici, on parle lao comme dans tout l'ISAN d'ailleurs (un exemple de la différence de ces deux langues: "Il n y a pas de problème" se dit « maï penne raï khap » en thaï et « boo pegniang dok » en lao, ce n'est certainement pas la même chose non ?). certes, les plus jeunes parlent le thaï, enfin ceux qui ont réussis à aller à l’école, les autres...Même si cette langue est similaire, elle est bien différente dans son vocabulaire, les accentuations plus gutturale, enfin le lao est une langue à part entière et non un dialecte, c'est la langue maternelle de quasiment la moitié des thaïlandais...

    Ne pas aller à Roi-Et, la nuit, en pensant que c'est sans danger !

    La vie paisible des villages, la douceur des jours qui passent, c'est idyllique mais en ISAN, il peut arriver de croiser de drôles de personnes. A la sortie d'une boite de nuit de Roi-Et, le «Only One » (qui n'existe plus au jour d'aujourd'hui), sur la route de Kalasin, je prenais une bouteille de bière (vide tout de même) sur la tête, pour rien, comme ça, mais à l’époque (c’était en 2000) le YABBA (littéralement, le «médicament qui rend fou» )en fait de la méthamphétamine, était très rependu en Thaïlande...Les jeunes (et les moins jeunes d'ailleurs) en abusaient. Tous les jours aux infos, on voyait des personnes sous emprises de cette drogue se suicider en direct après avoir trucider leurs proches, des dealers, il y en avait à chaque sortie de collège, un vrai fléau et je pèse mes mots, et donc à cette sortie de boite je finissais la tête en sang (ça saigne beaucoup c'est vrai), le gamin qui m'avait exploser la bouteille sur la caboche fut projeté de sa moto par des témoins et rapidement emmené par la police, moi j'allais à l'hosto et après quelques points de sutures (27 tout de même) sans anesthésiant (bon j’étais bien imbibé, donc insensible) je revenais à la station de police, mes potes voulaient que je porte plainte, mais à l’arrivée devant les flics, le gamin avait été passé à tabac (justice asiat') et il était dans un état pire que le mien, il rampait devant moi en faisant le waï (les deux mains jointes devant son visage vu qu'il était à plat ventre) pour implorer mon pardon.

    Je laissais tomber, les flics me donnait son adresse en cas où, et le lendemain ma chère et tendre Oy voulait une vengeance, des indemnités..etc ! Je refusais, pour ne pas créer une vendetta des familles, trois ans plus tard cet adolescent venait me voir à Sélaphum avec des petits cadeaux (un tee-shirt, des fruits pour la famille) s'excusant encore et me remerciant du fait de ne pas avoir porter plainte à ce moment là, il me dît qu'il avait compris depuis, que sa vie n'avait pas été gâchée, juste améliorée par ma compréhension...

    Le pardon a toujours du bon non ? Et je suis heureux qu'il ait compris sans l'affubler de répression, ni de prison... Et moi alors...Rien a signaler ! Mon cerveau n'a pas été plus endommagé qu'il ne l’était déjà !

    Mon pote italien, lui, fut dépouiller sur le bord de la route par une fille à “pomme d’Adam”, en effet à la sortie de Roi-Et très tôt le matin après une nuit très arrosée il lui avait demandé de le ramener chez lui, à 30 kilomètres tout de même, en plus elle ou il passait là par hasard en moto, de plus très rapidement mon pote lui demanda une “gâterie” vite fait, en bas de la route au milieu des cocotiers (oh la la c'est pas bien ça), et là cette personne,magicienne dans l’âme, lui tira très fort sur son pantalon qui était déjà ratatiné sur ses chevilles, mon pote déséquilibré (en plus bien bourré) tomba sur le cul (au propre comme au figuré d'ailleurs)et vit partir très vite sur la moto son taxi man occasionnel avec le pantalon et tout ce qu'il y avait dans les poches, eh pas folle la guêpe (folle?)... Alors cul nu à 4 h00 du matin sans le sous ni de téléphone (exit le pantalon, la moto, la "chauffeuse") il marcha tant bien que mal vers Sélaphum et par chance sa chemise relativement longue lui permit de ne pas être trop ridicule et de ne pas attraper un rhume des f....

    Il réussît à arrêter un pick-up passant par là, le chauffeur, un flic (pas de chance vous me direz mais ici c'est pas 'rave) qui rentrait chez lui, rigola de tout son cœur (dixit mon pote) après le récit de cette anecdote. Malgré tout, il s’arrêta au poste de police suivant où un collègue flic passa à mon pote un short pour qu'il puisse rentrer chez lui... Désormais, on en rigole encore comme quoi il est préférable de savoir avec qui l'on fait des galipettes dans les rizières et puis le grand Bouddha de Roi-Et veille sur nous désormais.


    Voici donc l'opus numéro 3 des bonnes et moins bonnes choses à faire en Thaïlande, comme vous l'aurez constaté totalement dénié de bonne foi...

    J'en ai encore quelques autres sous le bras, alors à la prochaine pour de nouvelles aventures improbables au pays du sourire.

    PAILLE KHEUNDHEU !

    ISAN oblige, on terminera par the MOLAM !

    « 5 choses à ne pas faire à BANGKOK !"ONE NIGHT IN BANGKOK", 5 endroits très très"show" ! Chaud ? »

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  • Commentaires

    1
    thierry777
    Dimanche 8 Avril 2012 à 04:21

    Vraiment marrante cette anecdote (de ton ami dans les rizières). Concernant le Yaba. On en voit encore.

    +1 très bon blog

    2
    Dimanche 8 Avril 2012 à 19:49

    Merci THIERRY, et l'anectode est souvent la vie quotidienne de l'ISAN...On se marre bien!

    Jeff

    3
    Lundi 20 Août 2012 à 07:01

    Excellente cette anecdote de ton pote italien... je l'ai relue deux fois, elle est trop bonne... mais comment s'est il justifié auprès de sa copine (s'il en avait une) en expliquant le short du flic...?

    Serai bien curieux de savoir ça...

    4
    Lundi 20 Août 2012 à 07:46

    À la finalité,  ce qu'il a dit à sa copine (mon pote vit avec un kathoey, ce qui n'est pas commun d'ailleurs et en plus elle est affreusement jalouse), il lui a juste parlé de la perte de son portable. Une chance en arrivant à Sélaphum, très tôt le matin, elle n'était pas dans son magasin (elle a un magasin de costumes traditionelles pour cérémonies etc...), elle était partie faire un maquillage pour un mariage, il a alors changé de pantalon et le tour était joué...Il n'a raconté son histoire qu'à moi et un autre ami et m'a autorisé de publier ce récit, sachant que quelques années passées, ce serait aux oubliettes des anecdotes de Sélaphum !

    Nous, on en rit encore, chaque fois que l'on passe près de l'endroit fatidique !

    5
    Lundi 20 Août 2012 à 08:05

    Ben... on peut dire qu'il a eu de la chance de ce côté là...

    Je n'ose imaginer la tornade qui se serait abattue sur lui son kathoey avait été là... avec une femme c'est déjà pas facile, mais avec un kathoey...!!

    6
    Lundi 20 Août 2012 à 08:32

    Comme on le dit dans le coin d'où je suis originaire, en Bretagne, "il y a toujours de la chance pour un soulin !"

    7
    JD
    Lundi 20 Août 2012 à 10:30

    Merci Jeff pour cet article.

    Oui, entierement d'accord pour les guides, j'ai jete le mien (guide du Routard ou du Co***ard comme ils disent a Chiang Mai) apres 2 semaines, mais maintenant, je regrette car en fait, on peut l'utiliser pour faire le contraire de ce qu'ils recommandent (j'ai connu des gens qui voyageaient comme ca). Je pourrais ecrire un guide sur les guides apres mes 15 ans de guest house, mais bon... Et Oui, les Isans sont vraiment les champions thailandais pour l'accueil et le sourire sincere. 

    Oui pour la pluie! ca met les gens de bonne humeur, c'est le symbole de fertilite pour les cultures et en plus c'est romantique (peut-etre parce que les parents de la copine qui dorment a cote ne peuvent pas entendrent ce qu'on fait a leur fille?)

    Pour voyager, le meilleur moyen c'est de se faire ecrire en thai le nom de la destination, j'ai en effet connu plusieurs personnes qui se sont retrouves a Roi-Et a la place de Loei. Et meme apres 25 ans ici, j'avoues que j'ai encore de la peine a prononcer certains noms de ville. Si l'on ne prononce pas exactement et correctement le nom, ils t'envoient a Pattaya par default....

     

    Ben techniquement, l'isan est un dialecte en Thailande puisqu'il n'est pas ecrit, mais une langue au Laos. La separation Laos - Thailande a ete faite il y a un peu plus de 100 ans suite a des negociations entre le Roi Rama 5 et les francais en utilisant le Mekong comme frontiere. Du coup ils se sentent plus thais que laos, mais malheureusement, ils restent quand meme consideres comme des "sous-thais" par les "vrai thais". Mais si les "vrais thais" savaient qui etaient leurs ancetres il y a 150 ans, y'en a qu'auraient peut-etre des surprises...

     

    Bravo, tres belle histoire de la bouteille-sur-la-tete. Mais n'essayez pas chez vous ca aurait pu mal se terminer quand-meme. Quand a la drogue en Thailande (et ailleur), il y aurait aussi de quoi ecrire en livre - probleme de societe - trafic couvert par?? - etc

     

    Bon ben faut que je bosse un peu hein

     

    Merci Jeff

     

    8
    Lundi 20 Août 2012 à 11:14

    ...Eh oui JD, l'ISAN, losque cela te prend...Ses gens, sa mousson, ses rizières... Les amis qui viennent me voir ont  ma petite adresse écrite en thaï, les guides, lors de mes premiers voyages en Inde, je prenais le routard et j'allais systématiquement dans les endroits qui n'étaient pas conseillés, le Lonely, avant pas mal, désormais...mais je ne peux plus lire un guide comme avant...La bouteille, je préfère la boire et les ajouts pour expliquer le lao etc...Merci pour mes lecteurs...Et allez, au boulot JD !

    Jeff de la rizière qui te remercie de ton commentaire "éclairé" !

    9
    Mardi 21 Août 2012 à 03:04

    Vraiment sympa comme article ;) Je ne savais pas que le Petit Futé était à ce point pété comme guide: pour le moins étonnant... J'espère que ta tête s'est remise de sa rencontre avec la bouteille de bière :D

    10
    Mardi 21 Août 2012 à 03:11

    Bonjour,et merci pour le compliment !

    En effet, lors de mes activités antérieures, en France, j'avais été référencé par le guide du petit futé, et si l'on prenait une pub, on était d'autant plus référencé ; j'avais souscrit et on m'avait offert un guide de mon choix, c'était mes premiers temps en Thaïlande et j'avais été subjugué par ce commentaire de la personne qui avait écrit le sujet...Depuis, cela a peut-être changé et je l'espère pour eux...Comme je le dis dans un commentaire précédent, je n'avais jamais été guide, là, ce fut la goutte d'eau qui...Pour ma tête, elle va bien, enfin je crois !

    Jeff des rizières...

    11
    Alain
    Mardi 30 Septembre 2014 à 13:21

    Merci Jeff, c'est un excellent récit...un vrai plaisir de te lire. Et il m'ôte mes complexes face à mes premiers déboires en thaï!  Au fait, connais tu une méthode ou un site pour apprendre à... se faire comprencre en Issan?


    Krittaya essaie de me convaincre que Roi-Et est une petite ville bien tranquille qui ne sera pas inondée lorsque la mer montera...


    Je la crois volontier pour ce qui est de la mer.. Je n'ai pas encore été conquis par la ville, il faut dire qu'elle me fait surtout visiter les restaurants..ma première surprise a été le nombre de repas qui lui sont nécessaire chaque jour!


    Pour ce qui est des sourires, c'est bien un sourire qui m'a entrainé là bas où rien ne me prédestinait d'aller. Et il me suffit de l'ouvrir pour que même les moines se fendent la poire! Les gens y sont incomparablement gentil. On a quand même essayé de pirater ma mastercard mais je n'arrive pas à leur en vouloir.


    Peux t'on aimer la Bretagne et vivre en Issan?


     


     Alain

    12
    Mardi 30 Septembre 2014 à 14:26

    Bonjour Alain,
    Tout d'abord merci pour le compliment. en ce qui concerne parler ou comprendre le lao, eh bien je n'ai pas de méthode et n'en connais pas. Seulement le fait de pratiquer longtemps après avoir maîtriser quelque peu le thaï et petit à petit cela le fait !
    Quant à Roi Et, je n'y vais que très très rarement. La ville n'est pas très attrayante à mes yeux... Je m'y rend seulement lorsque j'en ai besoin, pour quelques courses et encore, à Yasothon voire Sélaphum désormais, on a tout ce qu'il faut, enfin ce qu'il me faut ! Bien-sur, faire une bamboche, des fois, ou rencontrer un pote ou une visite de l'extérieur car il n'est pas facile de trouver où j'habite...
    Pour conclure et répondre à ta dernière question, l'ISAN (la campane, la nature) et La Bretagne sont compatibles, sans soucis. Si c'est de la mer, enfin de l'océan auquel tu penses... 7 heures de voitures et on est au bord de la mer alors...he, on peut presque s'y rendre tous les jours...glasses
    Bien cordialement,
    Jeff

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