• À huit-cents bornes des rizières*...Hua Hin, Thaïlande !

    À huit-cents bornes des rizières...Hua Hin, Thaïlande !À la veille des grands départs, il ne faut surtout pas oublier de dire au-revoir aux voisins bien-sur, à la famille cela va de soi, mais il faut surtout apaiser les esprits, leur dire que la maison sera fermée pendant quelques jours, que nous ne  les oublions pas, qu'ils ne leur viennent surtout pas à l'idée de s'incruster dans notre humble demeure profitant alors de notre absence ; Donner des offrandes aux esprits nous permettraient aussi de profiter d'un voyage qui se passe bien car les trajets sur route au pays du sourire peuvent vite devenir des excursions mouvementés, de tôles froissées, si ce n'est pour être dans le mélodrame, d'aller rejoindre directement le pays de nos chers esprits...En effet huit cents kilomètres nous attendaient, nous allionsÀ huit-cents bornes des rizières...Hua Hin, Thaïlande ! prendre la direction de Hua Hin, situé dans la province de Prachuap Khiri Khan ; Cette station balnéaire située sur la partie ouest du golfe de Siam fut la première villégiatures des rois de Thaïlande et de leur cour ! Elle le reste encore aujourd'hui, eh bien nous, comme des rois, nous décidions donc de nous y rendre. Oh ! Bien-sur, ce n'est pas la première fois que nous allions y passer quelques jours, sûrement des dizaines de fois, moi même, j'y ai mis les pieds dans le sable plus qu'à l'accoutumée, seul ou avec potes et donc la petite famille, voire la grande élargie (dans la rubrique « Bangkok et au bord de la mer », je vous invite à lire les articles précédents sur Hua Hin), mais la nouveauté est que nous allions rejoindre la mer avec notre voiture ; terminé le bus et les minibus, on a une nouvelle voiture, après les tours de chauffes en ISAN, aux alentours de Ban Pangkhan et des provinces voisines, nous étions près à manger des kilomètres, direction plein sud, Hua Hin n'avait qu'à bien se tenir!

    [...]

    Voici donc la carte,

    pour vous donner une idée de la route qui nous attendait !

    Nous devions partir un vendredi, ce n'était donc pas un mardi que la mer nous prendrait, mais là-dessus, je ne suis pas superstitieux, et puis nous devions, enfin je l'avais décidé, je désirais partir très tôt, à la fraîche, vers 3-4 heures du matin, une façon pour ceux qui ne conduisent pas de dormir encore un peu et que le trajet ne leur paraissent pas trop long (et pour moi, de tracer au milieu des étoiles) ! Eh bien, nous ne sommes pas partis, ni le mardi, ni le vendredi d'ailleurs mais le jeudi. Les sacs étaient prêts, tout le monde avait la bougeotte, alors devant l’incessante et insistante demande, j'abdiquais et nous ne sommes pas partis dans la nuit non plus mais vers huit heures (du matin tout de même)! On prenait donc la route comme cela n'était pas prévu, totalement à coté de la plaque, mais je dirais qu'en ISAN, cela est plutôt tendance, mais rassurez-vous, on s'y fait, certains mettent plus ou moins de temps à abdiquer, les autres ne sont plus là, partis loin sans témoigner !

    À peine, étions-nous donc sortis de la petit route de Pangkhan, qu'il fallut s'arrêter, devant le temple de At Samat pour quérir une guirlande de fleur afin de l'accrocher autour du rétroviseur...Il fallait se protéger des mauvais esprits de la route...On avait fait à peine 15 kilomètres, mais on se réapprovisionnera encore en guirlandes de fleurs, à deux reprises lors d'arrêt à des feux rouges, quelque part entre rizières et mer ! En ISAN, tu oublieras donc le « timing », la moyenne du trajet, une quelconque statistique de temps et heures à soutenir, encore un des nombreux commandements auxquels un esprit plutôt cartésien devra se plier, sinon... Mais je me répète, là ?

     

    À huit-cents bornes des rizières...Hua Hin, Thaïlande !

     

    Enfin nous continuions notre chemin et à partir de Roi Et, une quatre voie nous était promise ! Il y eut très peu de circulation jusqu'à Ban Paï où l'on rejoint la route 2 qui descend de Nongkhaï vers Bangkok...À partir de cet endroit, le camion se fait tout de même plus envahissant, mais on peut le dire, cela roula plutôt bien jusqu'à Korat, si bien que le trajet que nous devions faire en deux fois, décision collégiale prise dès notre départ le matin puisque je le rapelle, nous partîmes à 8H00, heure relativement tardive, eh bien tout ceci, une fois de plus fut remis en question ! (ENCORE, de vraies girouettes, ces gens là, c'est pas possible !). Nous disions donc adieu à notre nuit prévue aux alentours de Bangkok, remettions le couvert des adieux à un arrêt dans la descente du plateau de l'ISAN, près du parc national de Khao Yaï ! Là, une grande ferme de vache laitière, la plus grande de l'Asie à entendre les thaïs, devait être le but d'une visite mais aussi d'un arrêt buffet dans le resto qui à ce qu'il paraît sert de merveilleux steaks, eh bien, tout ceci ne se fit donc pas, il était à peine midi lorsque nous passions devant le parking remplie de bus scolaire et autres que nous décidions donc de tracer définitivement, plein sud...Sans arrêt près de Bangkok, adieu veaux, vaches et filets de bœuf sauce tartare, nous filions irrémédiablement vers la mer, la décision était ce coup-ci irrévocable !  Et je vous le promet, ce fut notre dernier changement de cap, on ne va pas y passer la nuit tout de même à expliquer et raconter ces changements continuels de trajet !

     

    À huit-cents bornes des rizières...Hua Hin, Thaïlande !

     

    Bangkok se rapprochait donc vitesse grand V, la circulation était de plus en plus dense, mais on avançait toujours, je dirais, très correctement et ceci jusqu'à la sortie de la contournante ouest (n°9) et là, alors là, nous nous sommes englués dans un embouteillage digne la réputation de la capitale...3 heures pour rejoindre la route du sud (n°35), vers Samut Sakhon, la nuit approchait, on était si près de Hua Hin que nous ne pouvions renoncer à l'appel de la mer...Nous n'allions pas changer à nouveau de plan, oh non ! On décidait de continuer coûte que coûte vers Hua Hin, même si les accidents s'égrainaient le long de la route,  un bus, deux camions et de nombreuses voitures versés dans les immenses fossés séparant les 6-8 voies, je me demande encore comment ces accidents avaient bien pu se passer, mais même cela ne nous décourageait en rien ; la fatigue était aussi présente, un kilomètre de route en Thaïlande doit bien valoir 2 kilomètres de conduite en Europe, il y a du stress, regarder toujours dans les rétros, anticiper les changements précipités et inopinés de couloir de conduite, mais il faudra remarquer que tout cela se passe sans invective ni agressivité !

     

    À huit-cents bornes des rizières...Hua Hin, Thaïlande !

     

    On était bien au pays du « men pen raï » ! Enfin presque, il a fallu une faute d’inattention de ma part, enfin juste le fait de ne pas s'être rabattu à temps dans la file de gauche et entre nous les thaïs sont plutôt maître en la matière, pour qu'alors un farang, un hasard peut être (je ne crois pas d'ailleurs à tous les hasards, j'ouvre la parenthèse à ce propos, cela mérite d'être noté, on arrivait bien en pays habité par beaucoup de farangs, certains se montrant plus thaïs que les thaïs et d'autres en surpression de la vie thaïlandaise, eh bien, je vous le dit : ceux là, il faut s'en méfier !), donc ce farang me menace de représailles et m'envoient une flopée d'appels de phares et de coups de klaxon, mais je restais stoïque, "passes ton chemin farang jaï ron"( farang énervé) « bo péniang » et « maï son jaï » (je m'en tape), l'iode devait déjà faire son petit effet sur moi, Hua Hin était tout près et après 10h30 de route, enfin nous arrivions sur le bout de la jetée, à coté du petit temple chinois ! Je devais juste parquer la voiture, débarquer les sacs, faire péter une bonne mousse en appréciant le calme de la mer et la nonchalance de l'air, assis sur le parapet, scrutant l'horizon et les bateaux déjà partis à la pêche, nous entendions juste à coté de nous, au temple, quelques cloches tintant claires dans la nuit tombante, j'étais proche de l'extase, Tangmoo, Tan, Oy partageait ce moment ! Hua Hin, nous étions là, et franchement cela en valait la peine, non ?

     

    À huit-cents bornes des rizières...Hua Hin, Thaïlande !

     

    Paille Kheundheu... 

    La suite, la semaine prochaine , « Hua Hin, Thaïlande ! Au pays du matin calme ?

    *Il y a bien-sur d'autres rizières entre le village et Hua Hin, mais lorsque je conduis, j'ai la tête dans le guidon, je ne vois plus les autres rizières !

    Il est vrai que nos rizières de Ban Pangkhan sont tellement belles,

    dit-il sans chauvinisme...Ah Ah !

    « La gazette de Ban Pangkhan (15). Du 25/08 au 12/10/2012Hua Hin, Thailande ! Au pays du matin calme ? »

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  • Commentaires

    1
    hugues. Profil de hugues.
    Lundi 22 Octobre 2012 à 09:02

    On dit que Hua Hin est le Deauville de la thailande tout comme Phuket en est le St Trop et Pattaya le Cap d'Agde... Est ce vrai? 

    2
    Lundi 22 Octobre 2012 à 16:00

    Bonjour Hugues,

    Je ne connaissais pas ces trois comparaisons, mais je dirais que ce n'est pas si simple que cela...Dans les trois endroits se cotoient tous les mondes avec plus ou moins de bonheur ; à Hua Hin, que je connais mieux, le pêcheur, le thaï lambda, le richissime et le fêtard, tous sont là, peut-être pas au même moment et exactement au même endroit mais ils sont bien là !

    Jeff

    3
    Chris999
    Mardi 23 Octobre 2012 à 12:49

    Je ne suis pas un expert de la Thaïlande mais la plage côté Sud dans le secteur de l'hôtel Marriott n'est pas loin de ressembler à Deauville, avec toutes ses propriétés privées en bord de mer. Où le sable était très propre en juin dernier pour ne pas dire, immaculé de toute trace de pollution (canettes en métal ou mégots de cigarette).

    Jeff, je crois avoir photographié ce petit temple chinois, non loin du port de Hua Hin, à dominante rouge. Same same ?

    4
    Mardi 23 Octobre 2012 à 17:06

    Bonsoir Chriss,

    En effet, peut-être Deauville coté sud (avec un autre climat, ouf!), plage des rois coté nord (je ne connais pas, on ne peut pas y aller), entre temps par de nombreux cotés, plages dépotoirs (j'exagère) et bruyante par endroit (populaires et vivantes), mais je m'étendrai (non plus sur le sable immaculé car je suis de retour en ISAN) sur "les contrastes de Hua-Hin" dans l'article de samedi prochain (PUB) !

    Jeff de retour au vert !

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